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CHANSON D'AMOUR - final edit (remastered)

LifeGPF

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CHANSON D'AMOUR - final edit (remastered)

28 просмотров · 9 дней назад
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🙏🏻JJ Goldman|J Hallyday|Christophe|E Piaff|P Kass|F Cabrel|L Fabian|C François|J Brel|J Le piano a bon dos, La mélodie fait comme si, Mais où trouver les mots ? Comment est-ce qu’on dit je t’aime Quand tant d’autres l’ont déjà fait Esquiver les grandes déclarations Ne pas céder au chant du poème Alexandrins inséparables d'Alexandrie La rime est souvent l’ennemie À trop vouloir chercher les mots On finit toujours par tourner autour Alors tant pis pour la rime Ce qui doit rimer c'est le sens L'essence de mes mots Mes mots en chanson Quitte à passer pour un fou Prisonnier de son requiem À moins que ce ne soit Un de ces fous de Bassan Lui au moins gueule ce qu’il ressent Moi je voudrais crier Je t'aime Comme un roi sans couronne Un soldat désarmé Car tout semble avoir déjà été servi Les départs, les retours, les insomnies Les yeux, les larmes et puis la mort Les toujours, les jamais, les encore Il reste bien quelques mots d’amour Mais quelqu’un est passé avant moi Même aimer conjugué au futur Ça a déjà été fait Le vent dans tes cheveux défaits Alors sache que je… Non, décidément, je n’y arrive pas Trois petits mots, rien qu’un phonème Et déjà quelqu’un chante à ma place Je pourrais te parler d’amour Mais parler n’a jamais rien prouvé Alors sache seulement qu’un jour Je finirai par trouver. On pourrait dire que notre rencontre Était écrite quelque part. Je me méfie de ces histoires Qu’on réécrit toujours après coup Ce n’était pas un coup de foudre Encore moins l’amour au premier regard Deux vies qui avaient à recoudre Ce que d’autres avaient défait On s’est parlé avant de s’aimer Ça paraît presque démodé On s’est confié nos champs de ruines Sans chercher à y habiter Puis il y eut tes larmes, mes bras Ce jour où tout a vacillé Et sur le seuil ce baiser-là Qui n’osait même pas commencer J’aurais pu te promettre la lune Mais elle est déjà réservée Je me serais convertit pour enfin m'imaginer et croire Que Dieu réunit ceux qui s'aiment Te dire que je t’aimais à mourir, Qu'ensemble on fasse toutes les guerres Me risquer à devenir l'ombre de ton ombre Savoir t'aimer sans mode d’emploi Alors sache que je… Cette fois, j’y étais presque. Trois petits mots au bord des lèvres Et ton baiser qui les arrête À quoi bon te parler d’amour Quand nos corps savent le traduire Il suffisait peut-être, après tout De ne surtout pas te le dire Plus simplement le vivre Ces allers-retours entre tes reins Les dessous chics, à cette heure indécente Ont manifestement déserté la vente Et quand parler d’amour devient théorique On s’en remet à la pratique Et si les histoires d’amour finissent mal La nôtre est inclassable En général On s’aimait à contretemps À contre-jour, à contre-courrant Le jour cachés comme des enfants La nuit occupés à nous répondre À voix basse derrière une porte Dans des matins beaucoup trop courts Comme si braver quelques interdits Pouvait nous mettre à l’abri du jour Puis dehors, on a essayé, Encore et encore Plus de couloirs, plus de portes closes, Plus personne pour nous surveiller. Il fallait voir si sous le même toit Ce qui nous liait tiendrait debout. Presque trois années. C’est peu. C’est immense. C’était nous. Et puis un jour je suis venu te dire… Je n’ai pas su m’en aller Pas davantage te retenir Il paraît qu’il faut savoir aimer ; On devrait surtout apprendre à finir. Toi, tu as continué ta route. Moi, je suis resté dans la phrase, À chercher le point de ponctuation. Quand il n’y a plus rien après. J’ai pensé : ne me quitte pas Évidemment, c’était déjà pris J’ai pensé : aime-moi encore Quelqu’un l’avait déjà écrit J’aurais pu jurer que sans toi Le ciel s’écroulerait sur moi À chaque fois, à chaque détour de mots, Quelqu’un était passé avant moi Alors sache que je… Même aujourd’hui, je n’y arrive pas Trois petits mots devenus trop lourds Pour ce qu’il reste de toi et moi Je pourrais te parler d’amour Te demander de m’aimer encore Mais à quoi bon chercher les mots Qui ne marchent plus avec les tiens Alors j’ai cherché encore, Non plus comment te le dire Mais pourquoi ce qui n’existe plus S’obstine autant à ne pas finir J’ai essayé tous les temps Le passé, le présent, l’avenir On peut conjuguer le verbe aimer Moi, je ne sais toujours pas le finir Alors j’ai rangé les grandes phrases Les déclarations et les serments Les toujours qui tiennent une saison Les jamais qui durent trop longtemps Il reste ce qui s’est passé Tes larmes dans mes bras Ce baiser sur le seuil Nos nuits à voix basse Le même toit Presque trois années Et ce que le temps N’a manifestement pas su faire taire J’aurais voulu une phrase neuve Une seule Qui ne doive rien à personne J’ai cherché Je n’ai pas trouvé Après tout Je ne voulais peut-être pas écrire Une chanson d’amour Je voulais seulement Que tu reconnaisses la nôtre Et puisqu’à force de chercher mes mots Je les ai presque tous perd Véro, Il ne me reste que les mots bleus