Allonger l’intervalle de vêlage des vaches hautes productrices à la Ferme Robel
Laboratoire vivant – Lait carboneutre
0:00 / 0:00
Allonger l’intervalle de vêlage des vaches hautes productrices à la Ferme Robel
645 просмотров · 13 дн. назад
Laboratoire vivant – Lait carboneutre
11 подписчиков
645 просмотров · 13 дн. назад
Dans cette capsule vidéo, Geneviève Pouliot et Jean-Michel Blackburn, propriétaires de la Ferme Robel au Saguenay, présentent une démarche qu’ils souhaitaient explorer depuis plusieurs années : évaluer si retarder volontairement la date de saillie des vaches hautes productrices pourrait leur permettre de produire davantage de lait au cours de leur vie, avec moins de vêlages.
Avec leur vétérinaire Mélissa Blackburn, Geneviève et Jean-Michel ont mis en place des critères précis pour sélectionner les vaches hautes productrices éligibles à cette stratégie. Ces critères peuvent être ajustés d’une ferme à l’autre en fonction de leur réalité et du nombre de vaches qu’on souhaite intégrer dans le groupe dont la saillie est retardée. L’équipe sur la ferme assure ensuite le suivi d’une série d’indicateurs permettant d’en évaluer les effets sur les plans économique et environnemental ainsi que sur le bien-être animal, la longévité et la génétique du troupeau.
Cette pratique pourrait également contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la ferme. En effet, la diminution du nombre d’animaux de remplacement est reconnue comme une pratique de gestion bénéfique puisque l’élevage d’un plus petit nombre de génisses entraîne une réduction des ressources nécessaires et des émissions de méthane associées à leur élevage.
Bien que Geneviève et Jean-Michel aient développé leurs propres critères de sélection, leur réflexion fait écho à des travaux réalisés à l’Université Laval par les équipes scientifiques de Marc-André Sirard et Édith Charbonneau, en partenariat avec Agrinova. Ces recherches ont étudié les effets biologiques et économiques d’un report du moment d’insémination chez les vaches présentant un déficit énergétique en début de lactation.
Ce projet représente donc un très bel exemple de transfert sur le terrain, dans un contexte de laboratoire vivant, de connaissances issues de recherches en partie financées par Novalait. Si les résultats s’avèrent concluants, cette approche pourrait devenir une pratique de gestion facilement reproductible et, surtout, adaptable aux réalités de chaque ferme.
Le Laboratoire vivant – Lait carboneutre est une démarche d’innovation collaborative qui réunit producteur(trice)s, scientifiques et expert(e)s pour concevoir, tester, et partager des solutions concrètes afin de réduire l'empreinte carbone des fermes laitières québécoises.
Depuis 2023, 20 fermes participent à la démarche. Réparties dans quatre régions du Québec, elles assurent une représentation de la diversité des fermes laitières de la province.
Chaque producteur(trice) adapte ses stratégies selon ses besoins, ses priorités et ses objectifs. Que ce soit au champ, à l’étable ou à la fosse, chacun choisit les pratiques qu’il souhaite mettre à l’essai sur sa ferme. Avec 20 fermes participantes, ce sont 20 approches uniques qui sont étudiées pour progresser vers la carboneutralité du lait québécois.
Le Laboratoire vivant – Lait carboneutre est une initiative des Producteurs de lait du Québec (PLQ) financé par le programme Solutions agricoles pour le climat (2023-2028) d’Agriculture et Agroalimentaire Canada et Novalait.
Pour en savoir plus : https://lvlc.ca/
Tournage et montage : @hugodufour