Le Grésillement (F577)
BjörkPulse Music
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Le Grésillement (F577)
5 просмотров · 3 дн. назад
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Yeah…
Tu te souviens ?
Le bruit du moteur qui ne voulait jamais mourir,
un deux-temps dans la nuit, un cœur prêt à bondir.
Ma vieille mobylette toussait, avançait,
fumée bleue derrière nous, pendant qu’on riait.
Vingt-cinq au compteur, mais libres comme le vent,
chaque virage ouvrait un rêve différent.
De l’huile sur les doigts, de l’essence sur la veste,
on riait sans compter, oubliant tout le reste.
Le gravier sous les roues, l’été dans nos yeux,
on roulait sous la lune, insouciants et heureux.
Donne-moi la fumée du deux-temps, remplis mon cœur,
ramène-moi là-bas, dans ce monde sans peur.
Quand la vie était simple, quand la nuit était libre,
quand il nous suffisait de rouler pour vivre.
Aujourd’hui tout est calme au milieu du bruit,
plus d’odeur d’essence, plus de moteur dans la nuit.
Tout va tellement vite, je n’arrive plus à suivre,
je regrette le temps où l’on prenait le temps de vivre.
Plus de soirées au bord du chemin,
plus de vieux moteurs qui vibraient jusqu’au matin.
Tout semble si propre, parfait, bien rangé,
mais je regrette le vrai, le fragile, l’usé.
Redonne-moi ce bruit, fais-le danser dans la nuit,
sans règles, sans filtres, juste rire et folie.
Dans ces roues lentes vivait un monde à nous,
c’était la vraie vie, debout parmi les fous.
Peut-être pas meilleur, simplement plus sincère,
un peu plus imparfait, mais tellement familier.
J’entends encore le moteur au fond de mes souvenirs,
et sens l’ancienne poignée sous mes doigts frémir.
Donne-moi la fumée du deux-temps, remplis mon cœur,
ramène-moi au temps où tout avait sa couleur.
Et quand le monde court, laisse-moi ralentir,
entendre ce vieux moteur qui me dit qui je fus.