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Natale Solu Quassù 🎄 | Noël dans la montagne corse.

Musiques et Récits Épiques - Full IA

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Natale Solu Quassù 🎄 | Noël dans la montagne corse.

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Musiques et Récits Épiques - Full IA
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Dans une vieille maison de pierre, perdu au cœur de la montagne corse, un vieux berger passe Noël seul avec ses chèvres, sa guitare et le feu de cheminée. Dehors, la neige recouvre les chemins. À l’intérieur, les souvenirs reviennent : l’enfance, la famille, les Noëls d’autrefois, les repas simples et les visages disparus. Mais au matin de Noël, quelque chose va rompre le silence de la montagne… Une chanson corse sobre et traditionnelle sur la solitude, les souvenirs, la simplicité et surtout la solidarité de tout un village. 🎶 Une voix ancienne, une guitare, le feu, le vent et la montagne. Natale Solu Quassù — un Noël simple, humain et profondément corse. #Corse #Natale #NoelCorse #MusiqueCorse #MontagneCorse #ChansonCorse #Noel #Corsica Paroles en français : Là-haut, plus personne ne vient. La neige a fermé le chemin, la nuit est tombée tôt, et le vent passe sous la porte. Je suis seul. Les chèvres dorment dehors, le feu brûle doucement… et j’ai cette vieille guitare posée sur mes genoux. La neige a recouvert la montagne, on ne voit même plus le village, le chemin est blanc, la vallée est loin, et la nuit semble ne jamais vouloir finir. Je n’entends que le bois qui craque, le vent contre les murs de pierre, et quelques clochettes lointaines de mes chèvres qui dorment dehors. Je suis seul devant le feu, avec mon pain et un verre de vin, ma guitare joue tout doucement… et il n’y a personne près de moi. Seul là-haut, dans la montagne blanche, seul avec le feu et les années derrière moi. Seul là-haut, mais mon cœur ne se plaint pas, j’ai peu de choses dans cette maison… mais cela me suffit. Quand je regarde les flammes qui tremblent, les années de mon enfance me reviennent, la voix de maman dans la cuisine, et papa qui rentrait le soir. La table était vieille et petite, mais nous étions tous serrés les uns contre les autres, nous n’avions rien de trop, mais nous avions l’impression de posséder le monde entier. Aujourd’hui, ces voix sont loin, les chaises sont vides depuis tant d’années, et lorsque Noël revient là-haut, les souvenirs viennent s’asseoir à côté de moi. Seul là-haut, dans la montagne blanche, seul avec le feu et les visages d’autrefois. Seul là-haut, la nuit est longue, mais ceux que j’ai aimés ne sont jamais vraiment loin. Autrefois, nous étions nombreux. Aujourd’hui… il n’y a plus que moi. Le feu. La neige. Et cette vieille guitare. Mais je ne me plains pas. J’ai du bois pour l’hiver, de la farine, du fromage, du pain, un peu de vin… et mes bêtes. À mon âge, c’est déjà beaucoup. La nuit de Noël passe lentement, la neige frappe contre la vitre, j’ai posé une autre bûche sur le feu et donné du foin aux chèvres. Je me suis assis de nouveau en silence, la guitare contre ma poitrine, et pendant un moment je n’ai plus chanté… j’ai simplement écouté le vent. Je n’attendais plus personne. Le chemin était trop rempli de neige. Et je pensais que ce Noël, comme les autres, se passerait seul. Seul là-haut, je n’ai pas peur, le feu me réchauffe et la nuit me connaît. Seul là-haut, sous le ciel d’hiver, je n’ai pas grand-chose… mais rien ne me manque. Puis, à l’aube, j’ai entendu quelque chose. Au début, je pensais que c’était le vent. Puis… une voix. Puis deux. Et des pas dans la neige. Je me suis levé doucement, j’ai ouvert la porte… et tout le village était là. Avec du pain, du fromage, du jambon et du vin, des paniers pleins et des visages rougis par le froid, les enfants riaient au milieu de la neige et les anciens me serraient la main. Ils ont installé la table près du feu, ils ont ouvert le pain et le vin, et quelqu’un a dit : « Aujourd’hui, tu ne mangeras pas seul. » La maison s’est remplie de voix, de rires et de chaleur, mes chèvres regardaient depuis la porte comme si elles aussi faisaient partie de la fête. Et moi, qui la veille au soir n’avais que le silence pour compagnon, j’ai vu ma vieille maison de pierre devenir aussi grande que le monde. Je ne suis plus seul là-haut dans la montagne, le feu est toujours le même, mais la maison est pleine. Je ne suis plus seul, le village est venu, chacun a apporté quelque chose, et personne n’a rien demandé. Que la neige tombe, qu’elle ferme tous les chemins, tant qu’une porte reste ouverte, aucune montagne n’est assez haute. Le soir, lorsqu’ils sont redescendus au village, j’ai refermé la porte. La neige tombait encore. Les chèvres dormaient. Le feu était presque éteint. J’ai repris ma guitare… et j’ai pensé : Un homme peut vivre seul. Mais il ne doit jamais être oublié. Et cette nuit de Noël…