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Comment fonctionne le plus grand sous-marin du monde et pourquoi sa coque ne résiste pas à l'océan ?

Au-delà des Anciens

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Comment fonctionne le plus grand sous-marin du monde et pourquoi sa coque ne résiste pas à l'océan ?

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Comment fonctionne le plus grand sous-marin du monde, et pourquoi sa coque ne résiste-t-elle pas à l'océan ? Le Typhon soviétique, projet 941, que ses constructeurs appelaient Akoula, mesure près de 173 mètres de long, plus de 23 mètres de large et déplace 48 000 tonnes en plongée: plus que le porte-avions Charles-de-Gaulle, plus de trois fois le sous-marin nucléaire lanceur d'engins français Le Triomphant. À bord de ce sous-marin nucléaire géant, il y avait une piscine, un sauna en chêne, une salle de sport, un solarium et même des oiseaux. Mais la véritable histoire du Typhon n'est pas celle d'une démonstration de force de l'URSS. Plus de la moitié de ses 48 000 tonnes n'est que de l'eau de mer, et sa célèbre coque noire n'est pas étanche. Dans ce documentaire, nous démontons pièce par pièce le plus grand sous-marin jamais construit pour comprendre pourquoi la marine soviétique a dû bâtir un tel géant pendant la guerre froide. Tout commence avec une course aux armements: la réponse de Moscou au programme américain Trident et aux sous-marins de la classe Ohio. Vous découvrirez pourquoi un missile balistique à propergol solide de près de 90 tonnes a imposé une architecture unique au monde: deux coques épaisses côte à côte, comme un catamaran, avec vingt silos à missiles placés devant le kiosque. Vous comprendrez pourquoi des ports trop peu profonds ont transformé ce sous-marin lance-missiles en «porteur d'eau», et comment cette énorme réserve de flottabilité lui permettait de percer la banquise de l'Arctique pour tirer depuis le pôle Nord. Nous verrons aussi pourquoi la pression de l'océan, environ 40 kilos par centimètre carré à 400 mètres de profondeur, n'écrase pas la coque légère, quel rôle jouent les alliages de titane et la forme cylindrique de la coque épaisse, et ce que le record de plongée du Komsomolets à 1 027 mètres nous apprend sur les limites d'un sous-marin. Puis nous entrerons dans la vie de l'équipage: deux réacteurs nucléaires, 180 jours d'autonomie, six mois sans soleil, et pourquoi la piscine du Typhon n'était pas un luxe mais une nécessité d'ingénierie. Enfin, nous revivrons l'explosion d'un missile dans son silo en mer Blanche en 1991, la fin de l'Union soviétique, le démantèlement des sous-marins, la dernière sortie du Dmitri Donskoï à Kronstadt et l'arrivée des sous-marins de la classe Boreï armés du missile Boulava. Une histoire de sous-marins, d'ingénierie navale et de guerre froide qui montre comment chaque contrainte a ajouté des milliers de tonnes au plus grand sous-marin de l'histoire. Chapitres: 00:00 Une explosion à bord du plus grand sous-marin du monde 02:00 La réponse soviétique au programme Trident 02:46 Premier compromis: un missile de 90 tonnes 03:49 Deuxième compromis: des ports trop peu profonds et deux coques en catamaran 05:28 Typhon ou Akoula: l'origine d'une confusion de noms 06:18 Le «porteur d'eau»: pourquoi la moitié de son poids est de l'eau de mer 07:34 Troisième compromis: percer la banquise de l'Arctique 09:44 Quatrième compromis: pourquoi l'océan n'écrase pas sa coque 11:45 Titane et limites de profondeur: la leçon du Komsomolets 12:36 Deux réacteurs nucléaires et un air fabriqué à bord 13:27 Cinquième compromis: six mois sans soleil pour l'équipage 14:52 Piscine, sauna et oiseaux: pourquoi ce n'était pas un luxe 16:37 1991: un missile explose dans son silo 18:04 La fin de l'URSS et le démantèlement des géants 19:44 Dmitri Donskoï, Boreï et Boulava: la fin d'une époque 20:27 Conçu pour survivre à la guerre, pas à la paix Sources: 1. Norman Polmar et Kenneth J. Moore, «Cold War Submarines: The Design and Construction of U.S. and Soviet Submarines». 2. A. S. Pavlov, «Warships of the USSR and Russia, 1945–1995». 3. Iouri Apalkov, ouvrages de référence sur les navires de la marine soviétique. 4. Documentation historique du bureau central d'études de construction navale Rubin (Saint-Pétersbourg). 5. Jane's Fighting Ships, éditions consacrées à la flotte soviétique et russe. 6. Federation of American Scientists, fiches techniques sur les sous-marins du projet 941 et le missile R-39. 7. Rapports de la fondation Bellona sur la flotte du Nord et le démantèlement des sous-marins nucléaires. 8. Nuclear Threat Initiative, documentation sur le programme américain de réduction coopérative des menaces (Nunn-Lugar). 9. Autorité norvégienne de radioprotection, rapports sur l'épave du sous-marin Komsomolets. 10. Archives de presse sur la parade navale de Kronstadt de 2017 et le retrait du Dmitri Donskoï en 2023.