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Tout ce que vous avez vécu avant 40 ans n’était qu’une répétition — Carl Jung

L'Aurore de l'Âme

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Tout ce que vous avez vécu avant 40 ans n’était qu’une répétition — Carl Jung

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L'Aurore de l'Âme
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Décembre 1913 : dans un rêve de Jung, le héros tombe, puis la pluie se déchaîne. À 38 ans, Carl Jung rêve qu’il tue Siegfried au premier rayon du soleil. Cette scène ouvre un parcours en six actes autour d’une fatigue qu’aucun sommeil ne soulage : celle d’avoir tout fait comme il fallait, sans plus se reconnaître dans sa propre vie. Et si tout ce que vous aviez vécu avant 40 ans n’avait été qu’une répétition ? Nous explorons pourquoi le programme du matin de la vie ne convient plus à son après-midi, et comment passer des répétitions à la première sans renier ce que vous avez construit. Au fil du récit : la lassitude de ceux qui ont suivi le bon chemin, le « débarras » où s’entassent les possibilités de vie laissées de côté, les deux personnalités du jeune Jung, la vision d’octobre 1913 qui lui fait craindre de sombrer dans la folie, trois repères pratiques pour la seconde moitié de la vie et le rêve des raisins qui naissent du froid. À la fin, vous découvrirez ce que Jung a écrit sur cette pluie. Ce parcours s’appuie sur les textes et travaux suivants : Carl Jung, Les Étapes de la vie (1930), Œuvres complètes, vol. 8, §772, sur les aspects non vécus de l’existence relégués au débarras, parfois encore brûlants comme des braises sous la cendre (traduction libre) ; §773, sur le retour possible, entre 35 et 40 ans, de traits disparus depuis l’enfance (paraphrase) ; §784, sur l’impossibilité de vivre l’après-midi de la vie selon le programme du matin (traduction libre) ; §785, sur le devoir et la nécessité, en vieillissant, de se porter une attention sérieuse, à l’image du soleil qui ramène ses rayons vers lui pour s’éclairer lui-même (traduction libre) ; §787, sur le sens propre de l’après-midi de la vie, qui ne saurait être un simple prolongement du matin (traduction libre). S’y ajoutent Les Buts de la psychothérapie (1929), Œuvres complètes, vol. 16, §83, où Jung rapporte qu’environ un tiers des cas souffraient d’un manque de sens dans leur vie (traduction libre) ; Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées, chapitre « Années de collège », pour les personnalités numéro un et numéro deux, la calèche verte et le café au bord du lac de Lucerne, puis chapitre « Confrontation avec l’inconscient », pour la vision d’octobre 1913, le rêve de Siegfried du 18/12/1913, les rêves de froid de 1914 et la conférence à Aberdeen ; ainsi que sa lettre à Fanny Bowditch du 22/10/1916. Trois études complètent ces sources : Blanchflower, D. & Oswald, A. (2008), Is well-being U-shaped over the life cycle?, Social Science & Medicine ; Gilovich, T. & Medvec, V. (1995), The experience of regret: what, when, and why, Psychological Review ; Fredrickson, B. & Carstensen, L. (1990), Choosing social partners: how old age and anticipated endings make people more selective, Psychology and Aging. Les citations de Jung sont des traductions libres tirées des Œuvres complètes, de Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées et de sa correspondance. Le personnage de Lúcia sert à illustrer le propos. Cette vidéo propose une réflexion et ne remplace pas un accompagnement psychologique. Et vous, quel est votre « croissant de Lucerne », cette promesse que vous vous refaites chaque année sans jamais la tenir ? Racontez-le en une phrase dans les commentaires, puis écrivez ce mantra : « Aujourd’hui, c’est la première. » Abonnez-vous à la chaîne pour retrouver nos prochains documentaires sur la spiritualité et la psychologie. #CarlJung #PsychologieDesProfondeurs #MilieuDeVie