26 FUSILS OUBLIÉS QUE NOS GRANDS-PÈRES REFUSAIENT DE REMPLACER
Le Classement du Chasseur
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26 FUSILS OUBLIÉS QUE NOS GRANDS-PÈRES REFUSAIENT DE REMPLACER
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Le Classement du Chasseur
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Septembre 1958, jour d'ouverture en Sologne. Un père tend son fusil à son fils qui vient d'avoir son permis. Pas un fusil neuf : le sien, avec le bois poli à l'endroit de la main. Ce geste, des milliers de familles françaises l'ont connu. Et ces fusils-là dorment aujourd'hui dans les armoires, souvent sans que personne sache encore d'où ils viennent.
Dans cette vidéo, on remonte vingt-six fusils qui ont vécu dans les maisons françaises des années 40 aux années 80, du plus modeste au plus précieux. On commence au fond de la cour de ferme, avec la petite 9 mm de jardin et la 14 mm d'apprentissage, celle qui apprenait au gamin à ne pas avoir peur du recul. On passe par le fusil à un coup qui a appris à des générations à ne pas rater, par le juxtaposé vendu au bourg par le quincaillier, par la marque d'après-guerre qui portait bien son nom, et par ce fusil soviétique lourd dont tout le monde se moquait dans les battues.
Puis vient l'époque où tout bascule. Le fusil à chiens qu'on arme au pouce cède devant l'hammerless. Les semi-automatiques italiens arrivent dans les vitrines des sous-préfectures, et les fils les achètent pendant que les pères haussent les épaules. Le superposé entre dans les campagnes, d'abord par la petite porte, puis en grande série à Saint-Étienne. On croise un superposé de 2,3 kilos en alliage d'aluminium, laid pour les yeux d'autrefois et léger comme une plume, et un fusil de la Loire né dans une grange derrière un bar de village.
Plus haut, il y a les maisons qui ont disparu : une culasse qui roule sur des billes et s'ouvre de deux doigts, des canons frappés d'une médaille de 1889, un nom de marque qui cache une histoire de mariage de 1855, une arme allemande à trois canons qu'on ne partage pas entre deux fils, et le superposé belge que le grand-père ne prêtait à personne.
Et tout en haut, les légendes que tout le monde connaît dans les campagnes, puis un dernier fusil qu'aucun catalogue n'a jamais vendu.
On parle de dates, de prix en francs de l'époque et en euros d'aujourd'hui, des fabriques qui ont fermé, et de ce qu'il faut regarder sur un vieux fusil pour savoir d'où il vient : poinçons, initiales, nom de revendeur. Quand les sources ne sont pas d'accord sur une date ou un chiffre, on te le dit.
Si toi aussi tu as un vieux fusil de famille dans l'armoire, raconte-nous son histoire en commentaire : qui l'a porté le premier, d'où il vient, et à qui il ira un jour. Abonne-toi pour la suite de la série sur l'équipement oublié de nos grands-pères.