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LA LÉGENDE DU ROI GAMBRINUS (Métra) chanté par Elie Jacques IMBERT 78 tours Aérophone

ALEXPHONE

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LA LÉGENDE DU ROI GAMBRINUS (Métra) chanté par Elie Jacques IMBERT 78 tours Aérophone

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ÉLIE JACQUES IMBERT (1884-1916) — ENQUÊTE SUR UN CHANTEUR OUBLIÉ DE L’AÉROPHONE Vous pouvez télécharger le PDF de mon enquête en suivant ce lien : https://mega.nz/file/Fp511AbY#oyco4Po... Qui était Élie Jacques Imbert, dont la voix nous est parvenue sur quelques disques Aérophone du début du XXe siècle ? Cette vidéo présente « LA LÉGENDE DU ROI GAMBRINUS », face Aérophone 761, interprétée par M. E. Imbert et accompagnée par l'orchestre de la compagnie des disques Aérophone. Musique : Olivier Métra Paroles : Édouard Bauby Mon enquête a commencé par un simple nom : « Imbert ». La BnF conserve notamment Aérophone 760/761, Mendiant d’amour / Roi Gambrinus, attribué à « M. Imbert », tandis que d’autres notices donnent explicitement « Élie Imbert, baryton » pour Tannhäuser – Romance de l’étoile et Lakmé – Stances. Phonobase recense aussi en 1909 la Scène de l’église de Faust sous son nom. Plusieurs biographies en ligne attribuent pourtant à Élie Imbert une carrière à l’Opéra-Comique dès 1900. Cette chronologie résiste mal à l’examen : notre Élie Jacques Imbert est né à Montpellier le 6 janvier 1884 et son registre militaire le dit encore « élève du Conservatoire de Musique » en 1904. Certaines bases lui attribuent même des rôles postérieurs à 1916, année de sa mort : il faut donc vraisemblablement distinguer plusieurs chanteurs homonymes. La fiche matricule n°934, classe 1904, recrutement de Montpellier, identifie clairement Élie Jacques Imbert. Le 11 septembre 1909, son acte de mariage le qualifie de « Lauréat du Conservatoire National de Musique de Paris ». Au Conservatoire, il étudie le chant avec Émile Engel et la scène avec Max Bouvet. Les contemporains hésitent sur sa voix : baryton ou basse chantante ? Un commentaire évoque même un « puissant organe de basse chantante ». Il obtient un deuxième accessit de chant en 1908. Le 7 janvier 1908, il est domicilié 52 rue Vandamme à Paris. C’est dans cette période que s’inscrit son lien avec les Concerts Colonne, attesté par le disque 730/731. Sur les faces Aérophone ultérieures actuellement connues, cette mention disparaît, ce qui suggère qu’elle correspondait à une étape précise de ses débuts professionnels. Le 1er juillet 1911, un concert à Fontenay-sous-Bois annonce « M. Elie Imbert, baryton, prix du Conservatoire ». Il y chante La Cloche de Saint-Saëns et la Ronde du Veau d’or de Faust. Son registre militaire devient ensuite presque un carnet de déplacements artistiques : le 1er août 1912, il réside à Oran, 2 rue du Théâtre ; le 2 juillet 1913, il est à Vittel, avec la profession « artiste » ; le 31 juillet 1914, il est de nouveau à Vittel, au Casino. Une pièce décisive paraît dans La Vie montpelliéraine du 19 octobre 1913 : à l’occasion de la naissance de sa fille Maryse-Georgette, Élie Imbert est présenté comme « l’excellente basse chantante de l’Opéra de Marseille », époux de Mme née Cambon. L’identification est ici certaine. Sa carrière semble alors prête à franchir un nouveau palier. Le Cri de Liège du 2 mai 1914 annonce : « La basse chantante M. Imbert remplacera M. Laskin la saison prochaine à la Monnaie. » Il devait très probablement succéder à Henri Laskin au Théâtre royal de la Monnaie de Bruxelles pour la saison 1914-1915. La guerre interrompt tout. Mobilisé le 4 août 1914, Imbert sert au 163e régiment d’infanterie. Cité le 5 octobre pour « Belle conduite au feu », il est promu caporal le 15 octobre puis sergent le 2 novembre. Le 25 avril 1916, à trente-deux ans, il est tué au combat de La Chapelotte, en Meurthe-et-Moselle. Sa fiche porte « Mort pour la France ». Une citation posthume précise : « Entouré d’un groupe d’ennemis, s’est battu vaillamment et a été poignardé à son poste de combat. » Il reçoit la Croix de Guerre. Du Conservatoire de Paris aux Concerts Colonne, d’Oran et Vittel à l’Opéra de Marseille puis probablement La Monnaie : une carrière prometteuse brutalement interrompue. Cette publication veut aussi rendre son nom à cette voix, plus d’un siècle après que le pavillon d’un phonographe l’eut recueillie. SOURCES BnF — catalogue Aérophone : https://catalogue.bnf.fr/ Phonobase : https://www.old.phonobase.org/ Concert de Fontenay-sous-Bois : https://www.cparama.com/forum/viewtop... Le Cri de Liège : https://donum.uliege.be/expo/le_cri/ Archives départementales de l’Hérault — registre matricule, classe 1904, matricule 934, cote 1 R 1176 : https://archives-pierresvives.herault... Collection personnelle Alexandre Dupuis — disque Aérophone 730/731. Numérisation et restauration à partir de l’exemplaire original. #ElieJacquesImbert #ElieImbert #VousAimerezEncore #Aerophone #ConcertsColonne #78Tours #78RPM #Baryton #BasseChantante #BelleEpoque #ArchivesSonores #Alexphone