Le moteur français le plus désastreux de l'histoire automobile
Empire Industriel
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Le moteur français le plus désastreux de l'histoire automobile
Dans les années 1970, Citroën s'apprête à révolutionner l'automobile. Associée au constructeur allemand NSU, la marque aux chevrons mise tout sur une technologie fascinante venue d'ailleurs, le moteur rotatif Wankel, ce bloc sans pistons où seuls tournent d'étranges triangles d'acier. Le résultat de cette union franco-allemande s'appelle la Citroën GS Birotor, une voiture censée incarner le futur, silencieuse, souple, presque futuriste. Mais ce rêve d'ingénieurs allait se transformer en l'un des pires cauchemars industriels que la France ait connus.
Sortie au pire moment possible, en pleine crise pétrolière de 1973, la Birotor se révèle être un gouffre à essence, engloutissant le carburant à une vitesse ahurissante alors que le monde entier fait la queue aux stations-service. Pire encore, le moteur s'use à une vitesse alarmante, tombe en panne sans cesse, et se montre d'une fiabilité catastrophique. Les pertes financières s'accumulent si violemment qu'elles précipitent littéralement Citroën au bord de la faillite, forçant l'État français à orchestrer en urgence son rachat par Peugeot pour sauver ce qui pouvait encore l'être.
Mais le plus incroyable reste à venir. Face à l'ampleur du désastre technique, Citroën va prendre une décision aussi radicale que secrète, racheter discrètement, un par un, presque tous les exemplaires de Birotor vendus à ses propres clients, pour les écraser et les transformer en cubes de ferraille. L'objectif, éviter d'avoir à produire des pièces détachées pour un moteur devenu un boulet financier. Voici l'histoire vraie du plus grand scandale mécanique de l'automobile française, celle d'une voiture que son propre constructeur a préféré détruire plutôt que d'assumer.