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117- قضية زطشي: فزوين يحاور المنيطا

ELQABILA

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117- قضية زطشي: فزوين يحاور المنيطا

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Procès Zetchi: Fezouine débat avec El Manita Affaire Zetchi : quand l’effritement de l’accusation pose la question de la crédibilité de l’institution judiciaire Je crois en la justice comme institution. Mais doit-on croire en ceux qui utilisent cette institution ? Assurément non. Aujourd’hui, dans l’affaire Zetchi, le procès est public, et tout ce que l’on attend, c’est la justice. Une justice capable de répondre à certaines questions juridiques essentielles, restées jusqu’ici sans réponse. Le procès de Kheireddine Zetchi, ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF), se déroule sous les projecteurs. Après trois jours d’audience, l’accusation initiale — portant sur un prétendu détournement de 2 millions de dollars lié au contrat Adidas et sur un vol d’équipements — s’est effondrée. Le contrat avec l’équipementier allemand était un accord en nature, et le témoignage de la responsable du magasin a confirmé la présence de l’intégralité des équipements dans les entrepôts de la fédération. Dès lors, une question s’impose : comment une accusation aussi fragile a-t-elle pu conduire à des mandats de dépôt et à une détention de deux ans ? Cinq questions juridiques qui interpellent Premièrement, comment peut-on démarrer une plainte à partir d’un rapport non signé ? Un document sans signature constitue-t-il une base juridique valable pour enclencher une procédure pénale ? La question mérite d’être posée. Deuxièmement, qui est le plaignant dans cette affaire ? Si c’est la Fédération algérienne de football, où est son dossier ? Et si ce n’est pas la FAF, pourquoi est-elle représentée au tribunal ? La clarification de la qualité du plaignant est un élément fondamental de toute procédure. Troisièmement, comment expliquer que la partie civile qui représente l’État soit représentée deux fois — par le ministère et par le Trésor public — et que les deux demandent des dédommagements ? Cette double représentation soulève des interrogations légitimes sur la cohérence de la démarche. Quatrièmement, comment le tribunal a-t-il accepté la plainte pour vol d’équipement sur la base d’une fausse information provenant d’une erreur du logiciel ERP ? Une erreur informatique peut-elle valablement fonder une accusation pénale ? Cinquièmement, pourquoi avoir pris en considération l’élément concernant le soi-disant vol ou manque d’équipements sans avoir procédé à la vérification des inventaires ? L’absence de vérification matérielle préalable pose question sur la solidité de l’accusation. Une affaire qui n’est pas claire Je pourrais continuer ainsi avec mes questions sur cent pages, car cette affaire n’est pas claire. Et vu l’effritement de l’accusation, la question élémentaire demeure : pouvez-vous me donner l’élément juridique qui vous a permis de placer ces personnes en mandat de dépôt et de les maintenir en détention durant deux ans pour cela ? La détention provisoire est une mesure grave, qui porte atteinte à la liberté individuelle. Elle doit reposer sur des éléments juridiques solides et proportionnés. Or, lorsque l’accusation principale s’effondre à l’audience, lorsque les preuves matérielles font défaut, lorsque les témoignages contredisent les griefs initiaux, la question de la légitimité de la détention se pose avec acuité. La justice comme institution, oui. Mais ceux qui l’utilisent ? Je crois en la justice comme institution. C’est un pilier de l’État de droit. Mais je ne crois pas en ceux qui utilisent cette institution pour des fins qui ne relèvent pas de la justice. Le procès public est l’occasion de rétablir la vérité. Le peuple algérien attend une justice qui réponde aux questions juridiques posées, qui explique les fondements des décisions prises, et qui garantisse que la détention provisoire ne soit pas utilisée comme un instrument de pression ou de règlement de comptes. L’affaire Zetchi, par l’effritement de son accusation principale, met en lumière la nécessité d’une réflexion sur les pratiques judiciaires. Comment des accusations aussi fragiles ont-elles pu aboutir à des détentions prolongées ? Quels sont les garde-fous qui existent pour éviter les erreurs judiciaires ? Et surtout, comment restaurer la confiance du citoyen envers une institution dont l’usage par certains de ses acteurs peut parfois sembler contestable ? À ce stade, ces éléments relèvent de l’allégation et des questions posées par l’observateur. Kheireddine Zetchi et les autres personnes concernées sont présumés innocents. L’enquête et le procès devront déterminer les responsabilités exactes de chacun. Mais les questions juridiques soulevées méritent des réponses, car c’est à cette condition que la justice pourra véritablement être rendue et perçue comme telle.