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Les 12 MEILLEURES platines cassette allemandes oubliées (tu ne les as jamais vues)

Décibel

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Les 12 MEILLEURES platines cassette allemandes oubliées (tu ne les as jamais vues)

412 просмотров · 4 дня назад
Décibel
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1976. Dans une usine allemande sort un magnétophone à cassette vendu 1 200 marks. À l'époque, c'est le prix d'une voiture d'occasion. Le nom gravé sur sa façade, tout le monde en Europe le connaît. Aujourd'hui ce nom appartient à un groupe turc, et plus aucune usine au monde ne construit quoi que ce soit qui lui ressemble. Cette vidéo remonte les 12 platines cassette allemandes qui ont perdu la guerre contre le Japon. Grundig, Telefunken, Uher, Braun, Dual, Elac : six maisons que l'Europe entière savait nommer, et pas une seule qui fabrique encore du son aujourd'hui. Les noms ont survécu. Les usines, non. On y croise des appareils d'entrée de gamme vendus 599 marks à des adolescents qui découvraient la musique enregistrée, et des machines à 3 250 marks que presque personne n'a jamais touchées. Des platines à trois têtes et trois moteurs. Un magnétophone portable avec micro à condensateur intégré, que les cinéastes amateurs trimballaient à l'épaule avec la caméra et le trépied. Un bloc signé Dieter Rams, haut de 55 millimètres, à une époque où personne ne savait faire aussi plat. Et un modèle dont, aujourd'hui encore, les sources les plus sérieuses n'arrivent pas à dire sur quel continent il a été fabriqué : le wiki spécialisé allemand écrit Allemagne, sa version anglaise écrit Japon, et les collectionneurs, eux, ont une troisième version. Parce que c'est là que l'histoire fait mal. Plusieurs de ces appareils « allemands » ne sortaient pas d'Allemagne. Certains venaient d'une usine au Portugal. D'autres, beaucoup plus gênant, cachaient une mécanique japonaise sous une étiquette européenne : Nakamichi ne vendait pas seulement ses propres platines, il livrait des mécaniques de défilement et parfois des châssis entiers à une longue liste de marques occidentales, dont deux noms allemands que tout le monde connaît. Et avant tout ça, il y a eu une trahison. Au début des années soixante, Philips travaille à Vienne avec Grundig sur une cassette pensée pour la haute fidélité, puis choisit en secret le format d'une autre équipe et prévient son partenaire juste avant le lancement. Max Grundig rompt, riposte avec un format maison en 1965, et l'abandonne deux ans plus tard. La suite est encore pire : quand Philips cherche un allié japonais, Sony refuse de payer la moindre licence, et se sert justement du format allemand comme argument de négociation. Le Japon entre dans la partie sans billet. Le classement descend de la douzième à la première marque, et la première, c'est celle de la scène du début : la machine à 1 200 marks, la maison qui a déposé le bilan en 2003, le nom racheté en 2007. Si tu as grandi avec une de ces platines à la maison, dis en commentaire laquelle. Et si tu penses que le Japon a gagné cette guerre à la loyale, dis-le aussi : la question divise à chaque fois. Abonne-toi pour les prochains épisodes sur les marques audio que l'Europe a laissées mourir.