Faute de pouvoir détruire la base sous-marine, les Alliés ont rasé la ville : Saint-Nazaire
Splendeurs Perdues
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Faute de pouvoir détruire la base sous-marine, les Alliés ont rasé la ville : Saint-Nazaire
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Dans la nuit du 28 février au 1er mars 1943, 437 bombardiers du Bomber Command de la Royal Air Force attaquent Saint-Nazaire. Au matin, près de la moitié de la ville a brûlé : 60 % des immeubles détruits et 20 % rendus inutilisables, selon les Archives de Loire-Atlantique. La cible, c'est la base des sous-marins allemands, au bord du bassin. Mais son toit de béton, épaissi jusqu'à plus de cinq mètres, n'a jamais été percé par une seule bombe. En décembre 1942, l'état-major de l'air britannique l'a écrit : puisque les abris ne peuvent pas être percés, il faudra dévaster les villes et les docks qui les entourent. Au bout d'une cinquantaine de bombardements, Saint-Nazaire est détruite à 85 %. La base, elle, est intacte.
Ce film raconte d'abord cette nuit, puis la logique qui l'a produite : le chantier de l'Organisation Todt, un toit porté de 3,50 m à 5,55 m, les protestations du chef du Bomber Command lui-même, et un bilan que l'histoire officielle de la Royal Air Force juge décevant.
Puis il remonte le temps : le port transatlantique, le Normandie, et la nuit du 28 mars 1942, quand le vieux destroyer Campbeltown, chargé d'explosifs, éperonne la forme-écluse Joubert pendant l'opération Chariot.
Ce film suit aussi des vies : celles des familles évacuées vers la Brière, celles des « empochés », enfermés jusqu'au 11 mai 1945 dans la poche de Saint-Nazaire, et celles des sinistrés qui rebâtissent la ville.
Précision : Saint-Nazaire est une ville bien vivante, rebâtie après la guerre, qui compte 74 568 habitants en 2023 selon l'Insee. La base sous-marine, elle, est toujours là : elle abrite aujourd'hui Escal'Atlantic, une salle de concerts, un espace d'exposition, et son toit est devenu une terrasse panoramique. Ce qui a disparu, c'est le Saint-Nazaire d'avant-guerre.
Ce que vous allez apprendre :
— pourquoi aucune bombe alliée n'a jamais percé le toit de la base sous-marine ;
— qui a décidé, en décembre 1942 et janvier 1943, de dévaster les villes autour des bases de l'Atlantique ;
— ce qui s'est passé dans la nuit du 28 mars 1942, pendant l'opération Chariot, et ce qu'elle a coûté aux habitants ;
— comment la ville a vécu dans la poche jusqu'au 11 mai 1945, puis s'est reconstruite autour de la base.
Contenu éducatif et historique.
Sources et crédits
• Ministère des Armées, Chemins de mémoire : « Saint-Nazaire Ecomuseum » et « La Libération des poches de l'Atlantique »
• S. W. Roskill, The War at Sea, vol. II (histoire officielle de la Royal Navy)
• W. F. Craven et J. L. Cate, The Army Air Forces in World War II, vol. II (histoire officielle de l'aviation américaine)
• Archives départementales de Loire-Atlantique, « Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale en Loire-Inférieure »
• Saint-Nazaire Patrimoine (Écomusée) : « L'opération Chariot » et « Vivre à Saint-Nazaire pendant la Reconstruction »
• Gilbert Le Guen, « Aspects économiques et urbains de la reconstruction de Saint-Nazaire », Annales de Bretagne 60(2), 1953.
https://doi.org/10.3406/abpo.1953.1934
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ℹ️ À propos de cette vidéo
Contenu éducatif et historique. Ce récit s’appuie sur les études et documents publiés cités dans la description. Les reconstitutions visuelles et la voix du narrateur — un personnage fictif — sont créées avec l'aide de l'intelligence artificielle, à titre d'illustration : il ne s'agit ni d'enregistrements réels ni d'archives authentiques. Le récit est simplifié pour un large public et peut comporter de légères approximations. Objectif : informer, transmettre et se souvenir.