Les communards ont brûlé ce palais en 1871, les députés l'ont condamné en 1882 : les Tuileries
Splendeurs Perdues
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Les communards ont brûlé ce palais en 1871, les députés l'ont condamné en 1882 : les Tuileries
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Splendeurs Perdues
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Le 23 mai 1871, en pleine Semaine sanglante, le palais des Tuileries, résidence des rois et des empereurs de France, est livré aux flammes par des insurgés de la Commune. Jules Bergeret, général de la Commune, et ses compagnons y ont fait entrer des chariots chargés de poudre, de pétrole et de goudron. Le dôme du pavillon central s'effondre, le palais brûle deux à trois jours selon les sources, et le Louvre voisin n'est sauvé que de justesse. Bergeret, lui, regarde l'incendie depuis le Louvre et écrit : « Les derniers vestiges de la royauté viennent de disparaître. »
Ce film raconte d'abord cette nuit, puis la seconde mort du palais, plus lente. Car les murs ont tenu : en 2003, le ministère de la Culture écrira qu'« une restauration restait possible ». Pendant onze ans, les projets se succèdent sans jamais aboutir. En 1882, la Chambre des députés vote la démolition ; les ruines sont démolies de décembre 1882 à septembre 1883, et vendues pierre par pierre.
Puis il remonte le temps : le palais que Catherine de Médicis fait bâtir à partir de 1564, la fuite de Varennes, la prise du palais le 10 août 1792, Bonaparte, puis Napoléon III, qui achève en 1857 l'union du Louvre et des Tuileries.
Ce film suit aussi des vies, comme celle de Jules Bergeret, mort veilleur de nuit à New York en 1905, ou celle de Rose Valland, qui, au Jeu de Paume, note en secret les œuvres volées sous l'Occupation.
Précision : le palais des Tuileries n'existe plus, mais il n'a pas disparu sans traces. Les pavillons de Flore et de Marsan sont toujours debout ; le fronton du pavillon de l'Horloge se dresse square Georges-Cain ; une arcade est revenue au jardin en 2011 ; des pierres ont servi au château de la Punta, en Corse. Le jardin, lui, est bien vivant : le musée du Louvre le gère depuis 2005. Au début des années 2000, un comité privé a proposé de rebâtir le palais ; le ministère de la Culture a opposé ses objections, et la place reste vide.
Ce que vous allez apprendre :
— qui a incendié le palais des Tuileries le 23 mai 1871, et pourquoi ;
— pourquoi des ruines encore restaurables ont été rasées après un vote des députés en 1882 ;
— ce qui s'est joué aux Tuileries, de Catherine de Médicis à Napoléon III, de Varennes au 10 août 1792 ;
— où retrouver aujourd'hui les pierres du palais, à Paris et jusqu'en Corse.
Contenu éducatif et historique.
Sources et crédits
• Sénat, question écrite n° 05944 et réponse du ministère de la Culture (JO Sénat, 3 avril 2003)
• Assemblée nationale, question écrite n° 52837 et réponse du ministère de la Culture (22 février 2005)
• Fondation Napoléon, « Ruines du palais des Tuileries, grand vestibule et place du Carrousel (mai 1871) », photographie de Bruno Braquehais
• Musée du Louvre, « Du jardin royal au jardin public », jardin des Tuileries
• Ville de Paris, square Georges-Cain (collections du musée Carnavalet)
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ℹ️ À propos de cette vidéo
Contenu éducatif et historique. Ce récit s’appuie sur les études et documents publiés cités dans la description. Les reconstitutions visuelles et la voix du narrateur — un personnage fictif — sont créées avec l'aide de l'intelligence artificielle, à titre d'illustration : il ne s'agit ni d'enregistrements réels ni d'archives authentiques. Le récit est simplifié pour un large public et peut comporter de légères approximations. Objectif : informer, transmettre et se souvenir.