Le Serment de Nacre (Original) #song #music #king #fantasy
Le Conteur
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Le Serment de Nacre (Original) #song #music #king #fantasy
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Le Conteur
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Le Serment de Nacre
Tous les dix ans Sorenthal ouvre ses portes aux couronnes,
Dans sa grande salle où la paix se marchande et se donne.
Des bannières, des gardes, des serments qui sonnent faux,
Les rois sont assis — et leurs sourires sont des couteaux.
Un homme en noir se tient debout dans l'ombre d'un pilier.
Il ne parle pas. Il observe. Il sourit sans bouger.
Et dans un coin, avachi sur son banc comme oublié,
Un inconnu somnole — personne ne l'a regardé.
Les portes s'ouvrent — une elfe entre seule dans la salle.
Pas de garde. Pas d'escorte. Juste elle et sa bataille.
La Porte de l'Aube brûle — la forteresse qui tient
Le passage vers Sylvane, la dernière qui résiste encore bien.
Son propre peuple a refusé — trop peur, trop loin, trop sage.
Elle est venue seule plaider devant ces visages.
Sorenthal, couronnés d'Eterria, La Porte de l'Aube va tomber,
Si elle tombe c'est Sylvane entière qui sera englouti.
Elle implore — pas comme une suppliante — comme une guerrière
Qui sait que tout repose sur ce seul moment de lumière.
L'homme en noir sourit encore.
Qui tiendra la promesse quand les rois détournent les yeux ?
Qui répondra à l'appel quand l'ombre éteint les feux ?
Ce jour-là dans la salle nul ne savait encore
Que le plus grand d'Eterria somnolait près de la porte.
Les rois parlent de traités, de frontières, d'équilibres fragiles,
Pas prêts à entrer en guerre — leur prudence est habile.
Certains regardent l'homme en noir en souriant à peine —
Certains lui doivent des faveurs — c'est leur honte et leur chaîne.
Le refus tombe. Poli. Ferme. Sans appel.
L'elfe ne pleure pas — elle reste droite et belle.
Elle porte la main à son cou, serre un collier en silence,
Et tourne les talons avec toute sa dernière vaillance.
Qui tiendra la promesse quand les rois détournent les yeux ?
Qui répondra à l'appel quand l'ombre éteint les feux ?
Ce jour-là dans la salle nul ne savait encore
Que le plus grand d'Eterria somnolait près de la porte.
Et en tournant le collier se révèle — juste un instant.
Dans son coin l'inconnu n'est plus somnolant.
Il s'est levé. Personne ne l'a vu se dresser.
Il est debout. Il fixe le collier. Il a décidé.
Sa voix traverse la salle comme une lame dans la pierre.
Arrêtez.
Les vitres vibrent. Aucun chevalier ne bouge.
L'homme en noir cesse de sourire.
Il traverse la salle sans se presser — chaque pas pèse une tonne.
Il saisit le collier sans le décrocher — sa présence écrase et étonne.
Où l'avez-vous trouvé.
Pas une question. Une exigence.
Si sa réponse ne lui plaît pas — la salle le sent —
Elle ne partira pas d'ici vivante.
Elle le regarde sans reculer d'un pouce.
Ma mère me l'a donné avant de mourir.
Il est maudit — seule je peux le porter.
Il retire sa main — une brûlure profonde — puis elle disparaît.
[Pont — cordes qui s'apaisent, voix douce]
Alors quelque chose change dans ses yeux.
La menace s'efface — reste quelque chose de vieux.
Ce collier est la preuve d'une promesse millénaire,
Faite par mon peuple à votre famille — une dette sincère.
Il recule d'un pas. Il la regarde pour la première fois vraiment.
Voulez-vous que je l'honore — voulez-vous de mon bras ?
Un silence.
Elle le regarde.
Elle dit oui.
Ce oui résonne dans la salle comme une cloche sacrée.
Il dégaine sa lame. Il pose un genou à terre.
Il présente son épée — et sa voix porte partout.
Moi, Prince de Nacre, au nom du pacte — je tiendrai l'ancienne promesse faite.
La salle comprend enfin.
Cet inconnu somnolant dans son coin —
C'est l'un des êtres les plus puissants d'Eterria.
Et il vient de s'agenouiller devant une elfe seule.
Qui tiendra la promesse quand les rois détournent les yeux ?
Qui répondra à l'appel quand l'ombre éteint les feux ?
Ce jour-là dans la salle tous comprirent enfin
Que le plus grand d'Eterria venait de se lever.
L'homme en noir se lève — sa voix est glaciale et sûre.
Il mourra sous l'armée — l'Ébène déclarera la guerre — c'est sa mesure.
Le Prince se lève. Il avance.
Un pas — la pression monte — les chevaliers reculent.
Deux pas — les rois retiennent leur souffle.
Trois pas — l'air lui-même se fige.
Quatre pas — l'intention de mort est si dense
Que l'homme en noir s'agenouille contre son gré.
Seule l'elfe reste debout.
Qu'ils viennent. Je leur rappellerai pourquoi
Nous ne nous affrontons pas à découvert.
Ils sortirent ensemble sans un regard en arrière.
La salle resta muette. Les couronnes ne surent que faire.
L'homme en noir mit longtemps à trouver la force de se relever.
Les rois n'osèrent plus se regarder.