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Le vrai blindage de l'AMX 30 se trouvait dans un autre régiment

La Revanche de l'Acier Français

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Le vrai blindage de l'AMX 30 se trouvait dans un autre régiment

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La Revanche de l'Acier Français
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Le vrai blindage de l'AMX 30 se trouvait dans un autre régiment En 1956, les bureaux d'études français ont fait un choix que personne d'autre en Occident n'a osé assumer : retirer volontairement l'acier du char de bataille national. L'AMX 30, produit de 1966 à 1994 à 3 571 exemplaires, n'était protégé que contre les canons automatiques de 20 mm, quand le M60A1 américain alignait près de 250 mm de blindage frontal pour 48 tonnes. À la place de l'épaisseur : 36 tonnes, 720 ch, 65 km/h, une silhouette basse et un canon rayé de 105 mm servi par l'Obus G, capable de percer 400 mm d'acier à 3 000 m. Ce documentaire suit la machine de la fiche de programme franco-allemande de 1957 au retrait des 4 derniers exemplaires en 2017 et 2018 : la rupture avec Bonn en 1963, le refus de de Gaulle de partager l'arme atomique, la tourelle oscillante écartée à cause du champ de bataille nucléaire, l'abandon du canon-missile ACRA en 1972, l'exportation vers plus de 20 pays — 290 chars pour l'Arabie saoudite, 299 pour l'Espagne, 292 pour la Grèce — et la modernisation de 1982 qui n'ajouta pas un seul millimètre de protection. Puis vient la seule guerre de ce char. En février 1991, le 4e régiment de dragons attaque avec 44 machines dans la division Daguet : le colonel Bourret refuse le plan frontal, contourne l'objectif Rochambeau, 60 km parcourus en 8 heures, plus de 600 prisonniers, 270 obus tirés sur toute la campagne, et 44 chars rentrés sans une caisse percée. Un compte de pertes nul qui ne prouve pourtant rien — et la vraie réponse se trouve sur la même chaîne de Roanne, où 44 châssis identiques recevaient le lanceur du missile nucléaire tactique Pluton, 25 kilotonnes à 120 km. Quand cette couverture stratégique a disparu, la France a reboulonné 112 blocs de blindage réactif Brenus, soit 1,7 tonne, sur un char conçu pour rester léger. Photos et archives : archive.org, documents disponibles publiquement