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LE MANQUE MENT - Deep Warm Edit #01

LifeGPF

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LE MANQUE MENT - Deep Warm Edit #01

58 просмотров · 2 недели назад
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Lyrics/Paroles LifeGPF Music & vocals : Suno enhanced by human La nuit s’allonge depuis toi Elle me ronge lentement Ton prénom rôde dans le noir Et vient saigner entre mes dents. Je compte les heures, puis les jours Leur décompte flirte avec l'hémorragie Le temps ne mène plus à l’amour Il tourne en rond dans mes insomnies. Je croyais qu’avec les années La douleur finirait classée Rangée parmi les accidents Que la mémoire efface lentement. Mais le temps n’a rien soigné Il a seulement perfectionné L’art de compter les lignes de manque Avec une infinie cruauté. Il y a le manque et le manquement Y a aussi quand le manque ment Il dit « demain », il dit « encore » Pendant que mon présent se tord. Le manque ment sur les compteurs Il dérègle minutes et heures Une heure sans toi dure une année Une année n’a rien effacé. Ton corps me manque. Pas en idée. Pas en symbole. Ton corps ne ment pas. Ta peau sous mes doigts Ton odeur au creux du cou Le poids de ta jambe sur moi Ton souffle chaud devenu flou. J’ai gardé ta géographie Dans la mémoire de mes mains Elles connaissent encore le chemin Même si elles ne trouvent plus rien. La nuit me rend parfois ton sexe Éros s'incruste dans mes rêves Mon cœur s’emballe, mon sang s’excède Ma peau réclame ce qui s’achève. Puis l'aube pose sa lumière Et Thanatos sourit derrière Je tends le bras, le drap est froid Le noir a repris sa place près de moi. Il y a le manque et le manquement Y a aussi quand le manque ment Il me rend ta peau dans la nuit Puis sournois la retire au matin. Il parfume l’ombre de ton odeur Fait battre le vide à la place du cœur Le manque ment à mes cinq sens Fait du néant une présence. Et puis il y a la mémoire Cette vieille trafiquante d’histoire Elle prend nos éclats de verre Les transforme en vitraux de lumière. Elle noie les cris, dore les défauts, Met du sublime sur nos chaos. Nos jours banals deviennent suprêmes, Nos erreurs finissent presque belles. Je sais pourtant les mots trop durs Les silences voilés, les fissures Les peurs et les blessures Tout ce qui rendait l’amour moins sûr. Mais le manque passe derrière moi Retouche tout ce que j’ai vu Il gomme les causes, garde l’émoi Et rend désirable ce qui n’est plus. Rien n’a pâli de ce que je ressens C’est le manque qui repeint le temps Il gomme les angles de notre histoire Et met de l’or jusque dans le noir. Il y a le manque et le manquement Y a aussi quand le manque ment Il met du jour dans les ténèbres Du miel sur ce qui était funèbre. Il gomme le mal, garde la marque Fait d’un amour perdu dans le noir Un astre fixe, un point de départ Un paradis qui n’a jamais existé nulle part. Mais son mensonge le plus cruel C’est le mot « possible », doux et mortel Possible demain, possible un jour Possible ailleurs, possible toujours. Il sait quoi dire pour me tenir Comment empêcher l’espoir de mourir Alors j’attends des signes dans le vide Une porte dans un mur trop lisse. Je cherche une rive dans un fleuve noir Un passage entre savoir et pouvoir Le Styx déroule ses eaux devant moi La raison d’un côté, de l’autre toi. Et moi au milieu, à contre-courant À perdre souffle et discernement À vouloir rejoindre obstinément Un endroit qui n’existe peut-être plus maintenant. Il y a le manque et le manquement Y a aussi quand le manque ment Il dit « attends », il dit « cours » Il fait d’un peut-être un faux retour. Il ment sur l’avenir, sur le hasard Il laisse une lumière dans le noir Assez pour que je reste debout Pas assez pour me mener jusqu’au bout. Alors j’ai voulu comprendre Mettre du savoir sur mes cendres Une cause sur chaque douleur Un chiffre sur chaque peur. J’ai voulu mesurer le manque Sa vitesse, son poids, son angle Savoir combien de temps un homme Peut vivre amputé de son royaume. J’ai suivi toutes les lignes de manque Celles du corps, celles du temps Celles qui traversent mes nuits blanches Et reviennent au même point, obstinément. Mais il n’existe aucune équation Aucun remède, aucune raison Seulement ce vide qui transcende Les jours, les années, ce que j’attends. Ce vide porte ton visage Mais n’a plus la chaleur de ta peau Il me suit comme un présage Une deuxième ombre dans le dos. Et peut-être que certains amours Ne meurent pas avec les jours Ils changent de forme, deviennent manque Puis manque du manque, et le cœur flanche. Puis vient la peur, plus clandestine De ne plus souffrir, de perdre le signe Comme si la peine, faute de mieux Prouvait encore qu’on était deux. C’est là que le manque ment le mieux. Il y a le manque et le manquement Y a aussi quand le manque ment Il ment sur le temps, il ment sur ton corps Il ment sur hier, il ment encore Il ment dans mes rêves et dans ma peau Dans mes nuits, dans mes sanglots Il peut maquiller toute l’histoire Mettre une lune au fond du noir. Mais il ne peut travestir Ce qui refuse de disparaître Le vide à côté de moi N’a jamais appris à mentir. Le manque ment Seule demeure l’absence Obstinément.