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Pourquoi on ne pouvait pas enrouler le câble d’ancre autour du cabestan

Archives de la Marine

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Pourquoi on ne pouvait pas enrouler le câble d’ancre autour du cabestan

17 просмотров · 16 ч назад
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⚓ Un vaisseau de ligne s’apprête à quitter la rade, et il faut d’abord remonter son ancre. Pour cela, cent quarante hommes vont marcher en rond pendant une heure, en poussant des barres de bois. Mais ils ne tirent pas sur le câble d’ancre — il est bien trop gros. Ils font tourner une autre corde, plus fine, qui défile en boucle, et le long du câble d’autres hommes l’y attachent sans cesse à l’avant et le détachent à l’arrière. Dans cette vidéo, nous démontons le cabestan. D’abord ce qu’il faut réellement soulever : non seulement quatre tonnes d’ancre, mais plusieurs tonnes de câble mouillé, et surtout le navire entier, qu’il faut d’abord haler au-dessus de son ancre contre le vent et le courant. Puis la machine elle-même : un cylindre vertical, des barres qui multiplient la force par effet de levier, les linguets qui l’empêchent de tourner à l’envers, et le cabestan double qui traverse deux ponts avec une équipe à chaque niveau. Le cœur du sujet est ensuite un problème que l’on ne soupçonne pas : le câble d’ancre, aussi épais que la cuisse d’un homme et chargé de vase, ne peut pas être enroulé autour du cabestan. D’où la tournevire, une boucle sans fin plus fine, à laquelle on lie le câble par des garcettes posées et défaites en continu. Nous regardons aussi l’effectif — environ soixante-dix hommes par cloche sur un vaisseau de 74 —, les solutions quand l’ancre refuse de venir, le danger de dévirer, et tous les autres emplois de la seule machine de force du bord. ⏱ Sommaire 00:00 Cent quarante hommes et une ancre 00:50 Le problème 02:11 La machine 03:38 Le problème du câble 05:01 La tournevire 06:26 Cent quarante hommes 07:52 Quand l’ancre ne vient pas 09:15 Le danger 10:30 Tout le reste 12:15 Sources 📜 Ce que l’on sait et ce qui est reconstitué La nomenclature, le fonctionnement de la tournevire, les effectifs et les procédures de sécurité proviennent des études de Jean Boudriot, des dictionnaires de marine d’époque, de manuscrits de manœuvre du XVIIIe siècle et des essais menés sur la réplique de l’Hermione. Les effectifs exacts variaient selon les bâtiments et les circonstances ; les chiffres donnés sont des ordres de grandeur. Les images sont des reconstitutions : les ambiances de manœuvre, les gestes des équipes et les scènes de levage ont été recomposés et n’ont pas valeur de document. 📚 Sources • Jean Boudriot, Le vaisseau de 74 canons • Bonnefoux et Paris, Dictionnaire de marine à voile • Manuscrit du XVIIIe siècle sur l’entretien et la conduite des vaisseaux • Association Hermione-La Fayette, essais de manœuvre au cabestan • Musée national de la Marine ; Service historique de la Défense 🎬 Archives de la Marine — l’ingénierie de l’âge de la voile. ⚓ Dites en commentaire quelle pièce du navire vous voulez nous voir démonter ensuite. #cabestan #tournevire #mouillage #marineroyale #archivesdelamarine