Перейти к содержимому

JR26 | L’élévation du niveau de la mer selon la TRACC et ses conséquences sur les risques côtiers

Shom

0:00 / 0:00

JR26 | L’élévation du niveau de la mer selon la TRACC et ses conséquences sur les risques côtiers

168 просмотров · 8 дн. назад
Shom
585 подписчиков
168 просмотров · 8 дн. назад
Dans le cadre de son troisième plan national d’adaptation (PNACC), la France développe un ensemble cohérent de scénarios climatiques fondés sur des niveaux de réchauffement global. La trajectoire de référence (TRACC) considère un scénario conduisant à une augmentation de la température moyenne mondiale de 3° C par rapport à la période préindustrielle, ce qui est cohérent avec les politiques climatiques actuelles à l’horizon 2100. Nous présentons ici la méthode conçue pour construire les scénarios régionalisés d’élévation du niveau de la mer alignés sur des trajectoires de réchauffement global jusqu’en 2120. Cette méthode repose essentiellement sur (i) l’agrégation des différentes composantes à l’élévation du niveau (glaciers, calottes polaires, expansion thermique, etc) dont les projections individuelles sont sélectionnées en cohérence avec les trajectoires de réchauffements global, (ii) leur régionalisation et (iii) une attention particulière à la cohérence du traitement des incertitudes avant et après 2100. En outre, nous avons ajouté des simulations prenant en compte un éventuel effondrement des calottes glaciaires pour des niveaux de réchauffement global de 3 °C et 5 °C en 2100. Nos résultats indiquent une élévation du niveau marin de l’ordre de 25 cm (médiane) à 35 cm (83e percentile) en 2050, 65 cm (médiane) à 85 cm (83e percentile) cm en 2100 et 85 cm (médiane) à 110 cm (83e percentile) en 2120 (par rapport à la période 1995-2014) avec des variations régionales qui peuvent dépasser plusieurs dizaines de cm. Nous discuterons de cadres potentiels d’application de ces scénarios, de leur mise en référencement dans le système altimétrique légal, ainsi que de leur impact sur la vulnérabilité côtière en Hexagone et dans les territoires ultra-marins et du développement de services climatiques côtiers. Par Rémi Thiéblemont (BRGM), Gonéri Le Cozannet (BRGM), Tanguy Jonvillef (BRGM)