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LES MIETTES - Remastered Edit

LifeGPF

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LES MIETTES - Remastered Edit

33 просмотра · 1 месяц назад
LifeGPF
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Lyrics/Paroles LifeGPF Music & vocals : Suno enhanced by human Nos rendez-vous ont des horaires, Des créneaux volés au calendrier, Tes journées, les siennes, mes espoirs Alignés dans un agenda partagé. Il faut attendre qu’il travaille, Que ton planning ouvre une brèche, Quelques heures prises dans la bataille, Une éclaircie entre deux flèches. Alors je compte les minutes, Comme d’autres comptent leur argent. Je connais le prix de chaque chute, La valeur exacte d’un instant. Un déjeuner, quelques heures, Parfois une nuit en contrebande, Et je prends tout ce que le bonheur Consent encore à me rendre. Il ne me reste que les miettes, Aussi délicieuses soient-elles. Je passe toujours après la fête, Quand les autres ont mangé le miel. Second couteau dans le tiroir, Cinquième roue du carrosse, Avec beaucoup, beaucoup de chance, La cerise oubliée sur le gâteau. Les miettes de toi, Je les ramasse encore. C’est peu pour vivre, Beaucoup trop pour souhaiter mourir J'ai finit par réaliser Que Cendrillon j'incarnais Pas la robe, pas les souliers de verre, Pas les souris, ni la citrouille, Encore moins les belles-sœurs amères. Pas de marraine aux pouvoirs magiques Pour arranger mon emploi du temps, Juste nos vies numériques, Nos messages et leurs contretemps. Et toujours ces putains de minuit. Douze coups qui tombent Comme douze portes qu’on verrouille. Pas de carrosse qui redevient courge, Juste ma voiture dans la nuit. Pas de princesse courant derrière moi, Un soulier entre ses mains. C’est moi qui repars sans toi, Avec le silence pour chemin. Te quitter au milieu de la nuit A un prix qu’aucune banque n’affiche. Ça ne se règle ni en euros, Ni en dollars, ni par carte Visa. Ça se paie en larmes. Chaque goutte attrape la lumière, Petit diamant tombé des yeux. Son sel raconte à sa manière Ce que coûte un adieu. Et demain recommence l’attente, Comme si minuit n’avait rien appris. Cendrillon au masculin, Sans château, Sans pantoufle, Sans sursis. Il ne me reste que les miettes, Aussi appétissantes soient-elles. Je passe toujours après la fête, Quand un autre partage l’essentiel. Second couteau dans l’histoire, Cinquième roue du carrosse, Mais si tu m’accordes un peu de chance, Je serai la cerise sur le gâteau. Les miettes de toi, Je les savoure encore. C’est peu pour remplir une vie, Assez pour réclamer encore. J’ai fait les comptes. Additionné les heures, Soustrait les absences, Multiplié les attentes, Divisé l’espérance. Trois pour cent. 3 % de toi. Trois petits pour cent Dans l’immensité d’une année. Trois pour cent pour tenter De remplir quatre-vingt-dix-sept de manque. Une équation impossible. Un verre d’eau versé dans un gouffre, une allumette Pour éclairer la nuit. Alors ces trois pour cent, je refuse d’en perdre une seconde. Pas une minute tiède. Pas un baiser distrait. Pas un regard ailleurs. Quand tu es là, il faut que le feu sache qu’il n’a pas le droit d'expirer Parce qu’après… Il reste quatre-vingt-dix-sept. La face cachée de la lune. Le revers de ma médaille. Son royaume. Ma lacune. Quatre-vingt-dix-sept pour cent où l’autre existe à ma place. L’adversaire sans compétition, le voleur sans trace d’effraction. Il joue aux jeux que je t’ai appris, boit parfois dans les verres de mon histoire, pose ses mains là où ma mémoire refuse encore de faire le noir. Il connaît ton corps au présent quand je le conjugue au passé. Voilà peut-être le plus violent : ce que je ne peux pas effacer. L’homme au visage de sorcier, celui qu’on ne saurait nommer Si j’avais seulement une baguette, j’avoue, je saurais quoi souhaiter. Pas de sang. Pas de guerre. Pas même une vengeance exemplaire. Juste un tour de magie. Un sort bien violent, bien senti. Qu’il retourne avant toi, avant moi, avant tout ça, au néant de mon histoire. Qu’il redevienne cet inconnu dont j’ignorais jusqu’à l’existence, et que le sort me rende enfin les quatre-vingt-dix-sept pour cent d’absence. Mais les contes mentent aussi. On ne rembobine pas les vies. Pas de formule pour revenir avant le choix, avant la nuit, avant lui. Il ne me reste que les miettes. Oui. Mais j’ai appris avec toi que les miettes peuvent avoir le goût d’un festin quand on a connu la faim. Je serai peut-être toujours le second couteau, la cinquième roue, celui qui arrive après. Et parfois, avec beaucoup de chance, la cerise sur ton gâteau. Trois pour cent. C’est dérisoire quand on regarde les chiffres. C’est immense quand je te regarde, toi. Alors je ne demanderai pas à l’horloge de revenir en arrière. Je lui demanderai seulement de ralentir quand tu es là. Parce qu’il n’existe aucune machine arrière. Seulement quelques secondes à rendre inoubliables avant qu’elles deviennent, à leur tour, des miettes... De toi